De violents orages de grêle ont frappé la Gironde et la région de Cognac le 11 mai. Dans la nuit du 12 au 13 mai, la Gironde a de nouveau été touchée par la grêle. Les dégâts aux vignobles sont importants.
Le 11 mai, des orages accompagnés de gros grêlons ont causé d’importants dégâts dans les vignes du sud du Médoc ainsi que la région des Graves. Pendant la nuit du 12 au 13 mai, « nous avons eu de gros dégâts dans les appellations entre-deux-mers, côtes de castillon, saint-emilion, côtes de Bordeaux et graves », a indiqué Catherine Dufour, adjointe au directeur du service vignes et vins de la Chambre d’agriculture de Gironde. « Certaines propriétés ont été détruites à 100% par des petits grêlons qui sont tombés (le 13 mai) vers 3 h 30 du matin et ont tout haché menu », selon Stéphane Defraine, le président du syndicat de l’entre-deux-mers, épargnée la veille.
Dans l’appelation saint-emilion, le constat est le même. Environ 2 000 des 5 500 hectares de l’appellation ont été touchés, dans des proportions allant de 30 à 100%, selon Jacques Bertrand, propriétaire de Château Carteau Côte Daugay à Saint-Émilion. Plus à l’est du département, l’appellation côtes de Castillon a également fortement souffert. « Pas grand monde n’est passé à côté », a affirmé Jean-Albert Faytout, président des côtes de Castillon, précisant que les vignes étaient à quelques jours de la floraison.
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Environ 10 000 impacts de foudre
Ces orages ont été accompagnés par environ 10 000 impacts de foudre, a expliqué Didier Roquecave, directeur de la communication de Météo-France Sud-Ouest. « Il est rare que nous ayons de la grêle à cette période de l’année, en général au mois de mai, nous sommes plutôt touchés par le gel », selon Jacques Bertrand. Dans la région de Cognac, « Rouillac est rayé de la carte », selon Christophe Véral, président de la Fédération des viticulteurs producteurs de Cognac, cité par le journal Sud-Ouest. « C’est tombé à Rouillac, Vaux-Rouillac, Mérignac, Fleurac, Foussignac jusqu’à Jarnac. La viticulture va devoir faire preuve de solidarité. Les premiers et les deuxièmes boutons sont touchés. Ce qui veut dire qu’il n’y aura pas de récolte en 2009, ni en 2010. » Le Syndicat général des vignerons de Cognac (SGV) et le Syndicat des viticulteurs bouilleurs de crûs (SVBC) tentent de mesurer l’ampleur des dégâts.