La Chine a annoncé le 25 décembre qu’elle prolongeait son enquête antidumping sur les importations de cognac, et autres brandys en provenance de l’UE, vu la « complexité » de ce dossier, objet d’un bras de fer sur les taxes douanières entre Pékin et Bruxelles. Pékin avait ouvert en janvier 2024 une enquête sur les importations de brandy européen, après que la Commission européenne eut ouvert une enquête sur les subventions d’État bénéficiant aux véhicules électriques fabriqués en Chine, dont les prix bas faussent la concurrence selon Bruxelles. Pékin avait initialement indiqué que son enquête sur les brandys européens serait probablement achevée au bout d’un an, mais le ministère du Commerce a annoncé à Noël qu’elle durerait jusqu’au 5 avril. Le ministère n’a pas fourni de détails, se contentant d’affirmer qu’il prolongeait « le temps de l’enquête » en raison de « la complexité de cette affaire ». En novembre, la Chine avait annoncé qu’elle imposait aux importateurs « des mesures temporaires antidumping sous la forme d’une caution ou d’une lettre de garantie ». Le cognac, spécialité française, représente à lui seul 95 % des brandys européens. L’Union européenne a contesté ces mesures devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
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