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Cognac : Pékin reporte de trois mois sa décision sur les droits de douane

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La Chine a consenti à repousser de trois mois une éventuelle application définitive de droits de douane supplémentaires sur le cognac, a annoncé le 28 mars le chef de la diplomatie française qui achevait une visite en Chine. « Le risque auquel était confrontée la filière, jusqu’à hier, c’était l’application définitive à l’issue de la période de l’enquête, qui devait se terminer le 5 avril prochain », a expliqué Jean-Noël Barrot, selon l’AFP. « À l’issue de cette visite, m’est confirmé que l’enquête est repoussée de trois mois. Ce qui écarte le scénario d’une application brutale de droits définitifs sur cette filière », s’est-il félicité. Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a souligné qu’il s’agissait d’un « sursis », mais il y voit aussi « une première étape qui devra être suivie d’autres étapes pour […] mettre définitivement ce différend derrière nous ».

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Dans un communiqué, le BNIC salue cette annonce de Pékin et « l’évocation de la possibilité » d’écouler à nouveau le cognac dans le réseau duty free. Reste à « trouver une solution diplomatique » pour mettre un terme à une « procédure injuste et infondée », selon l’interprofession qui compte sur le dialogue à haut niveau franco-chinois programmé le 15 mai. La filière cognac (72 500 emplois en France) est ultra-dépendante des exportations, qui représentent 98 % de ses ventes, pour 3,35 milliards d’euros, avec comme premier client les États-Unis (38 % des expéditions), devant la Chine (25 %). En novembre 2024, la Chine avait annoncé l’imposition de « mesures antidumping temporaires » sur les brandys importés de l’UE, après une annonce similaire le mois précédent. Conséquence, les expéditions de cognac vers l’empire du Milieu ont chuté de 65 % depuis quatre mois et même 72 % en février.

Un « sursis » avant l’application définitive des sanctions