Alors que le cognac fait l’objet d’une enquête antidumping lancée par Pékin, Emmanuel Macron a remercié le 6 mai son homologue chinois de ne pas imposer de taxes douanières « provisoires », à l’occasion de sa visite d’État en France. « Je remercie le président aussi de son ouverture quant aux mesures provisoires sur le cognac français et son souhait de ne pas les voir appliquer », a dit le chef de l’État français devant la presse, au côté du numéro un chinois. D’après une source diplomatique française, la Chine a fait savoir qu’il n’y aurait pas dans l’immédiat de droits de douane à titre conservatoire, en attendant l’issue de l’enquête. Celle-ci doit s’achever avant le 5 janvier 2025 mais pourra être éventuellement prolongée de six mois en cas de « circonstances particulières », précisait le 11 janvier un communiqué du ministère chinois du Commerce. Avec un quart de ses bouteilles expédiées en Chine, la filière du cognac est ultra-dépendante de l’export (98 % des ventes). L’imposition de droits de douane supplémentaires aurait des conséquences « extrêmement dommageables pour tout une région dont l’économie et l’activité agricole reposent sur les ventes de cognac », a souligné le BNIC (interprofession) dans un communiqué le 2 mai.
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