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Coldiretti : « l’assistanat », c’est fini

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« En agriculture, il faut continuer à ne pas laisser de place à l’assistanat», a insisté le 6 juin Paolo Bedoni, le président de la Coldiretti, lors du séminaire international organisé annuellement à Bruxelles par cette organisation professionnelle italienne.

Confirmant que « le processus de réforme (de la Pac) va s’amplifier en 2008 », Franco Frattini, vice-président (italien) de la Commission chargé du portefeuille justice, liberté et sécurité, a lui aussi déclaré qu’il ne s’agissait plus aujourd’hui « d’assistanat» mais « d’aide à la qualité ». Cela est « bon pour l’OMC », comme le sont les mesures pour l’environnement, et « prive d’arguments ceux qui jugent que la Pac coûte trop cher », a-t-il estimé.

A ce propos, l’Autrichien Hans Kordik, président du Comité spécial agricole du Conseil de l’UE, a tenu à rappeler aux participants au séminaire que le coût de la Pac et des politiques nationales dans ce secteur représentaient 0,45 % du PNB contre, par exemple, 1,8% pour les programmes à des fins militaires.

De son côté, Paolo De Castro, le ministre italien de l’agriculture, a souligné que, sur les grands dossiers, c’était « une erreur de négocier au niveau national pour se faire recaler à Bruxelles ». Au contraire, a-t-il dit, « il faut partir de Bruxelles puis recueillir les échos au niveau national et régional ».

Par exemple, pour la réforme du secteur du vin, il faut « partir de Bruxelles, que ses hypothèses nous plaisent ou pas », a ajouté le ministre italien.

Enfin, à propos de la dernière réforme de la Pac, il a considéré qu’ « on a peut-être été un peu timide sur la conditionnalité des aides ».