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Colza : la filière lance une campagne dans la presse

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La filière du colza lance une campagne de promotion, à partir du 5 octobre dans la presse quotidienne régionale, pour expliquer aux Français que cette culture peut « contribuer à notre souveraineté alimentaire ».

« Cultiver, transformer et choisir le colza français, c’est contribuer à notre souveraineté alimentaire », selon l’encart publicitaire signé Terres OléoPro, la marque de la filière des huiles et protéines végétales. Après un top départ le 5 octobre dans la presse régionale, l’initiative doit s’étaler sur six mois avec notamment des tribunes dans la presse nationale, indique la Fop (producteurs). « La culture du colza, riche en huile et surtout en protéine, est stratégique à plus d’un titre : alimentaire, énergétique et environnemental », d’après le message.

« Si rien n’est fait, la France se dirige vers un déficit agricole dès 2023 », explique à Agra Presse le président de la Fop Arnaud Rousseau, également président du groupe agro-industriel Avril, leader des huiles et protéines végétales. Le colza y a déjà basculé en cinq ans, ses surfaces étant tombées de plus de 1,5 Mha à moins de 980 000 ha. Il s’agit d’inverser la tendance. Les semis, qui viennent de s’achever, redonnent espoir : une hausse des emblavements pour 2022 « entre +15 et +20 % » était annoncée le 15 septembre par la Fop, « du fait notamment de rendements meilleurs, d’une météo plus favorable et de cours » bien orientés.

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« Convaincre le politique »

La filière choisit de s’adresser au grand public en présentant le colza comme « une chance pour la France ». « Le colza donne de l’huile, pour l’alimentation, les biocarburants, et ce n’est pas assez connu, également de la protéine, souligne Arnaud Rousseau. Cette source de protéine est stratégique, notamment pour nourrir le bétail. La production de colza présente aussi des atouts majeurs sur le plan environnemental, par rapport à la déforestation importée, en termes de relocalisation, d’économie circulaire et de circuit court. »

La campagne de communication vise à « redonner confiance » aux producteurs, poursuit Arnaud Rousseau. Avec une triple ambition au sein de la filière : une production économiquement viable pour les agriculteurs, responsable d’un point de vue environnemental, et socialement pourvoyeuse d’emplois dans les territoires, selon lui. En prenant la parole auprès des Français, la filière cherche du même coup à « convaincre le politique de continuer à soutenir » le colza via les moyens de production comme l’eau, les NBT (nouvelles techniques de sélection génomique), déclare-t-il. « Les NBT sont des moyens modernes, rapides, efficaces pour répondre à l’enjeu d’amélioration des conditions de production, notamment vis-à-vis de l’environnement, tout en contribuant à l’amélioration des pratiques, et au maintien du revenu des agriculteurs. »

Une culture « stratégique » y compris pour l’environnement