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En direct de Bruxelles Commerce et agriculture : l’impossible équilibre

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Le Parlement européen a frappé fort à la veille d’une nouvelle session de pourparlers entre l’UE et le Mercosur. Dans une résolution, qui n’a au demeurant aucune portée législative, il s’en prend sévèrement à la Commission de Bruxelles, l’enjoignant de cesser, dans les négociations d’accords commerciaux internationaux, de faire des concessions en vue d'accéder aux marchés des pays tiers au détriment de l’agriculture européenne. Dans le même temps, les organisations professionnelles de l’Union ont elles aussi tiré la sonnette d’alarme. Elles affirment que, selon de nouvelles évaluations, un accord avec le marché commun sud-américain « conduirait à un effondrement total du secteur bovin européen », qui pourrait enregistrer des pertes allant jusqu’à 25 milliards d’euros. Les députés déplorent également que le récent accord entre l’UE et le Maroc ne soit pas non plus très équilibré. Et c’est là que le problème devient encore plus délicat sur le plan politique. Face aux bouleversements en Afrique du Nord, la Commission préconise en effet un nouveau partenariat avec les pays de la région, incluant un « programme européen de voisinage pour le développement agricole et rural ». Elle demande parallèlement aux Vingt-sept d’accélérer l’approbation des accords de libéralisation des échanges, agricoles notamment, avec le Maroc et la Tunisie. Une initiative que les organisations agricoles de l’UE jugent pour le moins « précipitée ». Entre impératifs géopolitiques et préservation de l’agriculture européenne, le juste milieu semble, pour l’heure, introuvable.

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