« Ce n’est pas vraiment une concession, c’est une question technique […] Je ne considère pas cela comme un échange », a déclaré à l’agence Reuters la ministre brésilienne de l’agriculture, Tereza Cristina, après que les États-Unis se soient engagés, le 19 mars, à envoyer des inspecteurs au Brésil pour un audit « technique » du système de contrôle de ce pays pour la viande bovine, dans la perspective d’une reprise de ses exportations sur le marché américain. Celui-ci avait été fermé à la viande bovine fraîche brésilienne en juin 2017 pour cause de scandale sanitaire.
Cet engagement est l’une des dispositions annoncées lors d’une rencontre à Washington entre Donald Trump et le président brésilien, Jair Bolsonaro (1). De son côté, le Brésil prévoit d’ouvrir son marché à l’importation de 750 000 tonnes de blé américain à droit nul. Tereza Cristina a toutefois précisé que ce contingent était ouvert pour tous les pays tiers fournisseurs, et pas seulement pour les États-Unis. Ces derniers devraient néanmoins en être le principal bénéficiaire.
Les deux parties ont également convenu de « conditions basées sur la science » pour permettre aux États-Unis d’exporter de la viande porcine au Brésil. Dans ce but, des inspecteurs brésiliens doivent être envoyés aux États-Unis, mais aucune date n’a été fixée, a déclaré la ministre de l’agriculture.
Celle-ci a également précisé que les deux pays n’ont pas progressé sur deux questions qui, a-t-elle dit, sont liées : l’accès de l’éthanol américain au marché brésilien et l’accès du sucre brésilien au marché américain.
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(1) Voir n° 3685 du 25/03/19