La dernière session de négociations de libre-échange entre l’UE et le Mercosur, qui s’est tenue du 11 au 15 mars à Buenos Aires, n’a, une nouvelle fois, pas permis de progresser, mais, selon Phil Hogan, la Commission européenne reste « déterminée à parvenir à un accord global, équilibré et ambitieux ». Un accord qui ne sera possible que si le bloc sud-américain (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) « mesure ses attentes pour des secteurs sensibles comme la viande bovine », a précisé le 15 mars à Dublin le commissaire européen à l’agriculture.
Blé, porc et bœuf
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Les États-Unis et le Brésil ont convenu de différentes étapes pour réduire les obstacles à leurs échanges agricoles, en se concentrant sur le blé, le porc et le bœuf, ont annoncé les présidents des deux pays, Donald Trump et Jair Bolsonaro, à l’issue d’une rencontre le 19 mars à Washington. Le Brésil ouvrira son marché à l’importation de 750 000 tonnes de blé américain à droit nul, et les deux parties ont convenu de « conditions basées sur la science » pour permettre aux États-Unis de lui exporter de la viande porcine, ont-ils précisé.
En échange, les États-Unis ont accepté d’envoyer des inspecteurs au Brésil pour un audit « technique » du système de contrôle de ce pays pour la viande bovine dans la perspective d’une reprise de ses exportations sur le marché américain. Celui-ci est fermé à la viande bovine fraîche brésilienne depuis juin 2017 pour cause de scandale sanitaire.
Les deux dirigeants ont décidé par ailleurs de négocier un accord de reconnaissance mutuelle de leurs programmes de « négociants pré-approuvés » dans le but de réduire les coûts supportés par les entreprises américaines et brésiliennes.