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En direct de Bruxelles « Commerce ou récession »

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Karel De Gucht fait feu de tout bois. Le cycle de Doha étant totalement enrayé, le commissaire européen au commerce est tenu de jouer la carte des accords bilatéraux ou régionaux pour développer les échanges. Et il ne s’en prive pas. D’ailleurs, son prédécesseur dans la fonction, Pascal Lamy, vient d’avertir, de Genève, que « la volonté de résister aux politiques autocentrées semble faiblir dans certains pays, alors même que l’économie mondiale a besoin de davantage de commerce pour éloigner le danger de la récession ». On en n’attend pas moins, il est vrai, du directeur général de l’OMC. L’ancien ministre belge des affaires étrangères vient donc d’obtenir des Vingt-sept le feu vert pour négocier un accord de libre-échange avec le Japon, qui, entre autres, ouvrirait des perspectives aux porc, produits laitiers, vin, huile d’olive et alcools européens. Il doit aussi présenter avant la fin de l’année, avec son homologue américain, un rapport sur la possibilité d’envisager un tel accord avec les États-Unis. Même si, reconnaît-il, « l’accès à nos marchés agricoles sera de toute évidence l’un des points de discorde ». Inquiétante perspective en tout cas pour les producteurs de l’UE, qui, de même, n’apprécieront pas outre-mesure la volonté du commissaire européen de donner, fin janvier, un nouvel élan aux pourparlers avec le Mercosur. A cet enchevêtrement de négociations commerciales s’ajoute la gestion du quotidien. Par exemple, pour l’heure, les démêlés entre l’Union et l’Argentine, qui concernent entre autres les biocarburants, ou encore la nécessité de déplorer haut et fort que, « loin de profiter de son statut de nouveau membre de l’OMC pour se réformer, la Russie ne respecte même pas ses engagements ». La mondialisation ne laisse pas souffler Karel De Gucht.

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