Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, souhaite laisser vacants jusqu’au 1er novembre prochain les postes des commissaires qui ont été élus eurodéputés et siégeront au Parlement européen, afin d’éviter un surcoût, indique-t-il dans un entretien publié le 2 juin par le Bild am Sonntag. « Chaque État membre concerné a le droit de désigner un nouveau commissaire pour les quatre mois restants » du mandat de l’actuel exécutif », explique-t-il. Cela coûterait au contribuable européen 1 million €, en frais de déménagement et de personnel et pour la pension de retraite ».
Ont été élus au Parlement européen : le Néerlandais Frans Timmermans (premier vice-président), candidat à la présidence de la prochaine Commission en tant que tête de liste du Parti socialiste européen, le libéral estonien Andrus Ansip (marché unique numérique), le chrétien-démocrate letton Valdis Dombrovskis (services financiers), la chrétienne-démocrate bulgare Mariya Gabriel (économie et société numérique) – qui a décidé de poursuivre jusqu’au bout sa mission au sein de l’exécutif – et la sociale-démocrate roumaine Corina Creţu (politique régionale).
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Jean-Claude Juncker se prononce également pour une réduction du nombre de commissaires. « Il n’y a pas assez de travail pour occuper 28 commissaires toute la journée, estime-t-il. C’est pourquoi j’ai réorganisé la Commission, nommé des vice-présidents et fortement réduit le nombre de portefeuilles. Tant que les États membres n’arriveront pas à s’accorder sur une diminution du nombre de commissaires, mon successeur devra gérer les choses de la même manière ».