« Un merveilleux outil de communication » : c’est ainsi que Christian Patria, son président, présente le Salon de l’agriculture. De fait, il est rare qu’une catégorie socio-professionnelle puisse bénéficier d’un tel tremplin pour dialoguer avec les autres composantes de la nation. Il y a le lieu, porte de Versailles à Paris, mais aussi l’occasion, qui permettra aux agriculteurs de tous poils de s’exprimer dans les médias.
Alors, il faut communiquer. Mais sans doute pas en se contentant de montrer un paysage gentiment buccolique à l’image de la sympathique affiche qui charme les rues de Paris.
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L’agriculture moderne c’est autre chose, et le citoyen, comme le montre le dernier sondage commandé par les chambres d’agriculture, est préoccupé à plus d’un titre. Il faut lui parler de sécurité des produits, lui parler d’environnement, répondre à ses questions sur le financement des organisations agricoles, évoquer l’impact de l’agriculture européenne sur le tiers monde, les conséquences de l’arrivée probable des OGM sur les aliments de demain. Et puis encore, faire le point sur la mondialisation et ses effets sur l’alimentation et la gestion des espaces ruraux, sans oublier la réforme de la Pac. D’autres questions se pressent souvent en foule parmi les visiteurs : le productivisme, la productivité, cela veut dire quoi ? L’agrochimie, c’est dangereux ou non ? Pourquoi cette bataille sur les abeilles ?
Il eut été intéressant que le Salon développe une vraie stratégie d’information et de pédagogie sur tous ces sujets. Ses promoteurs savent que le visiteur, qui venait hier pour voir, vient aujourd’hui pour s’informer et comprendre.
Au fond, ne peut-on pas dire que le salon de l’agriculture, version 2004, sera un succès si le visiteur s’estime suffisamment informé sur le travail de ceux qui le nourrissent ?