Donner la possibilité aux agriculteurs de bénéficier de mécanismes de rétribution de la biodiversité ordinaire, et non pas seulement des espèces protégées, tel est le sujet que Coop de France a mis en exergue lors d’un colloque sur la compensation de la biodiversité ordinaire, le 12 octobre à Paris. Anne-Marie Ducroux, présidente de la section environnement du Conseil économique, social et environnemental, et qui vient de rendre un avis sur la biodiversité, a recommandé aux milieux agricoles de mettre en œuvre des mécanismes de compensation environnementale. Des mécanismes de compensation existent déjà, créés en 2008 par CDC Biodiversité, filiale de la Caisse des Dépôts, mais les opérations montées ne concernent pour l’instant que les espèces protégées, comme par exemple l’outarde canepetière et le grand hamster d’Alsace. Les travaux menés par la filière luzerne sur la biodiversité permettent au directeur de Coop de France Déshydratation, Éric Guillemot, d’affirmer que « 55 000 hectares sont mobilisables dès demain en Champagne-Ardenne » avec des effets significatifs et durables sur plusieurs espèces, notamment les pollinisateurs.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.