L’Ifip (institut technique du porc) et Inaporc (interprofession porcine) ont présenté un indicateur de compétitivité pour les filières porcines européennes le 5 juin à Paris. Sans surprise, la France occupe la dernière place sur les cinq acteurs clés européens.
L’Ifip (institut technique du porc) et Inaporc (interprofession porcine) ont présenté un indicateur de compétitivité pour les filières porcines européennes le 5 juin à Paris. « Le résultat concrétise un ressenti », a déclaré Guillaume Roué, président d’Inaporc. Le Danemark obtient le meilleur indice avec 0,79 point suivi de l’Allemagne (0,52), les Pays-Bas (0,51), l’Espagne (0,49). La France arrive en dernière position des cinq acteurs clés de la filière européenne avec 0,31 point. L’indicateur synthétique combine la compétitivité de l’ensemble des maillons de la filière depuis les élevages jusqu’à la distribution. Si le coût de la main d’œuvre reste un des facteurs qui plombent la compétitivité française, les performances industrielles sont aussi très mal placées, comparé à nos concurrents européens. « Les moindres investissements, la faible automatisation et des outils industriels de taille réduite pénalisent la France », affirme Marie-Alix Roussillon, économiste de l’Ifip. Concernant le maillon élevage, les performances techniques sont les meilleures d’Europe, mais Coop de France analyse : « Notre performance technique ne compense plus les contraintes économiques ». Le manque de compétitivité se confirme, alors que les prévisions de production française en 2013 sont d’ores et déjà à la baisse de l’ordre de -3%, une tendance qui devrait être la même à l’échelle européenne. Dans un contexte plutôt morose, la filière rappelle que des portes de sortie existent. « Nous travaillons énormément sur les débouchés pays tiers, notamment vers la Chine », explique-t-on à l’Ifip. En janvier-février 2013, les exportations de pièces de porc de l’Union européenne vers les pays tiers ont augmenté de 13% en volume. Rien que vers la Chine, la France a augmenté ses envois de 135%. Pour la suite, l’Ifip et Inaporc ont bien l’intention d’actualiser tous les ans l’indice de compétitivité qui permettra de suivre et de rendre plus objectifs les écarts avec les autres pays producteurs.
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