La DGCCRF a livré le 14 février les résultats d’une opération de contrôle ciblant « les vitamines et minéraux dont la limite de sécurité est la plus proche des apports journaliers recommandés, ainsi que les vitamines B3, B6 et E, impliquées dans 75 % des alertes liées à des produits impropres à la consommation » selon un communiqué de la direction des fraudes. Les contrôles ont porté principalement sur les responsables de la première mise sur le marché (RPMM) recensés et sur les distributeurs.
Sur 80 compléments alimentaires prélevés et analysés en laboratoire, le taux de non-conformité atteint 40 %. Au total, 106 anomalies été ont détectées sur une quarantaine d’échantillons.
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« Les règles d’étiquetage, la loyauté et les étiquetages de sécurité posent problème dans plus d’un établissement sur deux », note la DGCCRF. Les allégations de santé non conformes, des allégations thérapeutiques (généralement interdites) et des allégations nutritionnelles non conformes : « source de… », « riche en… » (vitamines ou minéraux), etc. ont été relevées. Au final, 32 avertissements, 7 procès-verbaux, 13 mesures de police administrative et 2 saisies ont été réalisées par les services de l’État.
La DGCCRF va étendre ses contrôles à l’avenir à tous les stades de la commercialisation car le marché des compléments alimentaires « fait l’objet d’évolutions rapides, notamment avec l’arrivée régulière de petits opérateurs peu au fait de la réglementation, qu’il convient de sensibiliser en raison des enjeux sanitaires de ces produits. » Contacté par Agra Alimentation, le Synadiet n’a pas donné suite à nos sollicitations.