Le comité national de l’Inao (Institut national de l’origine et de la qualité) se prononcera en novembre sur la demande de révision du cahier des charges de l’appellation comté, a-t-on appris auprès du président de l’interprofession, Alain Matthieu : « C’est important, cela signifiera que l’étape nationale est franchie. » Viendra ensuite une validation par Bruxelles. Validé depuis 2019 par l’organisme de défense et de gestion (ODG), le projet de réforme est jugé ambitieux par plusieurs élus de l’Inao, notamment par le nombre de points de contrôle qui en résultera, plus de 150. Une option gourmande en frais de contrôle et en temps consacré par les opérateurs.
Au total, la réforme ajouterait 25 pages nouvelles au cahier des charges. « L’idée, c’est d’enrichir les promesses faites au consommateur, en intégrant des éléments de durabilité. » Parmi les nouvelles règles : la limitation de la taille de la ferme, du nombre de vaches par producteur, du nombre d’hectares par vaches, de la fertilisation azotée (120 unités au lieu de 100), l’encadrement de la croissance des fruitières, la définition du métier d’affineur, liste Alain Matthieu. Depuis quelques années, l’appellation est visée par des accusations de dégrader l’état des rivières, en particulier les taux de nitrates.
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Le cahier des charges de la production du comté, dont ce sera la 10e version, s’est déjà durci depuis vingt ans. L’appellation avait notamment interdit l’utilisation du robot de traite en 2018. Elle avait aussi limité la production laitière par hectare en 2007 (4 600 l/ha), une mesure renforcée en 2015 avec des références individuelles (en moyenne 3 000 l/ha).