Abonné

Investissement/Fruits transformés Concept fruits s’offre de nouvelles perspectives

- - 3 min

Après un investissement de 8 millions € pour tripler sa capacité de transformation de marrons et châtaignes, Concept fruits, installée en Ardèche, vise les 10 millions € de chiffre d’affaires pour 2013 avec une part export à 25 %.

Porté par le groupe ardéchois Roger Descours (75 millions € de chiffre d’affaires, 600 salariés), Concept fruits vient de réaliser un investissement de 8 millions € pour faire face au développement de l’entreprise. La société est issue d’Ardèche Marrons rachetée par le groupe en 2008. « L’entreprise réalisait environ 2 millions d’euros de chiffre d’affaires, se souvient Jean-Louis Mermet, le directeur général de l’entreprise rebaptisée Concept fruits. En 2012, elle a réalisé 7 millions € et nous devrions atteindre 10 millions € en 2013 avec 32 salariés. Notre objectif est de devenir le leader européen de la transformation de marrons. » La part export se monte à 25 %. L’entreprise vend dans 27 pays. Ses marchés sont la grande distribution en MDD avec des marrons cuits conditionnés sous vide, les épiceries fines et les grossistes pour le secteur des professionnels.
L’usine est ultra-moderne et a été pensée dans le respect de l’environnement avec économies d’énergie, tri et recyclage des déchets, prétraitement des eaux usées… L’amélioration des process, pour le conditionnement par exemple en Doypack afin de concurrencer la boite de conserve, et des conditions de travail sont le cœur du nouveau site. D’une surface de 6 000 m2, la nouvelle usine, opérationnelle depuis mi-juillet sur une petite commune proche de Davézieux dans l’Ardèche, va permettre à Concept fruits de tripler sa capacité de production qui est aujourd’hui de 1 800 t de marrons et châtaignes transformés par an. En ligne de mire, une cinquantaine d’embauches dans les cinq ans.
 
La myrtille et la fraise
Avec son nouvel outil de production, Concept fruits envisage la transformation d’autres fruits. « Dans le même objectif de développer la châtaigne d’Ardèche et de travailler avec les coopératives locales pour redynamiser la filière, nous envisageons aussi la transformation d’autres fruits de terroir comme la myrtille d’Ardèche et la fraise de la vallée du Rhône », dévoile Jean-Louis Mermet. L’usine ultra-moderne lui offre la capacité de se positionner sur des prestations de service pour la transformation de ces fruits pour d’autres industriels ou producteurs. « C’est à l’étude pour dans deux ou trois ans », confie le directeur général.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.