La tomate d’industrie fait vivre actuellement quelque 200 entreprises en Europe, mais la restructuration du secteur est en marche. D’ici quelques années, 10 à 15 opérateurs devraient représenter 80 à 90 % des volumes, augure un spécialiste. Pour l’heure, la place de numéro un européen revient à une association de coopératives italiennes qui traite de 800 000 à 900 000 de produits transformés. Toujours classés en zone objectif 1 pour les aides à l’investissement du Feoga, et ce jusqu’en 2006, les Espagnols mettent les bouchées doubles pour accroître leurs capacités industrielles. En 2003, la production transformée a représenté 1,7 million de tonnes, dont 1,6 million de tonnes de concentrés et « autres produits » et 70 000 tonnes de tomates pelées. En 2004, la moitié environ de la transformation sera assurée par des coopératives spécialisées, qui détiennent une dizaine d’usines, et intensifient leurs investissements en rachetant des usines, ou en créant leurs propres unités. Les autres entreprises du secteur détiennent quant à elle une cinquantaine d’usines.
En Espagne, les entreprises de transport perçoivent elles aussi des aides, ce qui permet à la filière de profiter des coûts les plus bas de transport des tomates des champs aux usines, soit de 3 à 4 euros la tonne, contre 12 à 15 euros en France et en Italie du Nord.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Dans ce contexte, il devient de plus en plus difficile pour les entreprises françaises d’investir dans la première transformation, car elles bénéficient de peu de soutiens des pouvoirs publics, souligne-t-on.