D’après la Confédération paysanne, Dominique Busserau « a déclaré avoir reçu sa ’feuille de route’ par la FNSEA ». Selon le syndicat, « une telle déclaration ignore que près de 50% des paysans ne se reconnaissent pas dans ce projet agricole » et « ce n’est pas de cette manière que doit être pris en compte le pluralisme syndical ». Plaidant pour « une présence de paysans nombreux, répartis sur tout le territoire, bien rémunérés pour produire des aliments de qualité et en quantité suffisante »,
la Confédération paysanne demande que les paysans ne soient pas considérés, reprenant les termes du ministre, comme de la « pâte humaine » qui serait, selon le syndicat, « malléable et soumise ». Le deuxième syndicat agricole attend une rencontre avec le nouveau ministre. « Hervé Gaymard est l’homme qui a signé la fin de la paysannerie par les accords de la PAC de Luxembourg», souligne Brigitte Allain, porte-parole de la Confédération paysanne. En plus, son passage au ministère marque « un retour en arrière par rapport à la représentativité syndicale », notamment « par la diminution du financement du syndicalisme minoritaire au profit des majoritaires », explique la porte-parole.
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« La politique du cas par cas qu’Hervé Gaymard a pratiquée a abouti toujours au même résultat : moins de paysans. C’est donc une politique de restructuration et d’élimination qu’il a menée », résume Brigitte Allain. La Confédération paysanne qui sollicitait un rendez-vous avec Hervé Gaymard depuis début juillet espère un rendez-vous avec le nouveau ministre Dominique Bussereau très prochainement.