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Dialogue Conférence sociale : des avancées autour du smic européen

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Parmi les chevaux de bataille de la FNSEA, la question du salaire minimum européen a été abordée au cours d’une des table rondes organisées à l’occasion de la conférence sociale, les 20 et 21 juin, à Paris. Sur l’ensemble des partenaires sociaux, la CGT et le Medef s’y opposeraient.

Le sujet du Smic européen avait été seulement effleuré l’année dernière, en juillet, lors de la première conférence sociale, à l’occasion d’une table ronde sur la compétitivité. Cette année, c’est autour de la table ronde sur « Relancer l’Europe sociale » que le sujet a réellement été débattu, pour la première fois, entre partenaires sociaux, sous l’égide du ministre chargé des Affaires européennes, Thierry Repentin. Un échange initié par la FNSEA : Luc Barbier, président de la Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF), par ailleurs spécialisé en coût du travail, a en effet d’emblée plaidé en faveur d’un « salaire minimum sur la zone euro » à partir notamment de cette condition : « Aucun salarié ne doit être payé en dessous de 6 euros net de l’heure ». La CGT et le Medef se sont dits hostiles à une telle mesure. Le premier a précisé vouloir encourager chaque pays a mettre en place son propre salaire minimum. La majorité des autres syndicats représentatifs des salariés et des organisations patronales se seraient en revanche prononcés en faveur de l’idée, mettant en débat, cependant, la deuxième partie. L’ensemble préférerait conditionner ce salaire minimum au prorata d’un critère interne à chaque pays. Par exemple, pour Force ouvrière, il s’agirait de définir un pourcentage du salaire médian propre à chaque pays. D’autres souhaiteraient le conditionner au PIB.
Lors du prochain sommet européen (les 27 et 28 juin), François Hollande a expliqué qu’il défendrait l’idée d’instaurer un salaire minimum dans chaque État membre pour éviter « le dumping social et la concurrence déloyale ». Le président a également évoqué « l’organisation d’une harmonisation fiscale en Europe », en commençant par l’impôt sur les sociétés.
La conférence sociale devait se poursuivre le 21 juin, avec six tables rondes, axées notamment sur l’emploi et les retraites. Jean-MArc Ayrault devait annoncer l’après-midi la feuille de route sociale de l’année à venir.

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