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Confinement : la Conf’ veut taxer les GMS, le Modef réouvrir les restaurants

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« Nous avons proposé que s’ouvre rapidement une réflexion pour élaborer une taxe sur les bénéfices générés par [les] GMS (grandes et moyennes surfaces, NDLR) durant les périodes de confinement », annonce la Confédération paysanne dans un communiqué du 2 novembre, diffusé après une « réunion de travail avec le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie pour faire le point sur ce nouveau confinement ». Dans un souci de lutte contre les « distorsions de concurrence induites par la fermeture de nombreux commerces de détail face aux GMS », le syndicat explique que les revenus de cette taxe pourraient servir à « l’indemnisation des "perdants", notamment toutes celles et ceux dont les productions sont tournées vers des produits festifs et saisonniers qui seront très lourdement impactés ». « La solidarité et la redistribution doivent être organisées par des décisions politiques, les pertes ne peuvent être seulement comblées par nos impôts quand d’autres font des bénéfices indécents dans le même temps », justifie la Confédération paysanne.

De son côté, le Modef appelle le gouvernement à autoriser les restaurants et les bars à rester ouverts durant le second confinement, dans un communiqué daté du 29 octobre. Alors que les marchés couverts et de plein vent restent ouverts à ce jour, le syndicat d'exploitants minoritaire appelle les consommateurs à « sauver les paysans » en consommant français, local si possible via les circuits courts. « Les fermes seront ouvertes les weekends et les paysans vont s’organiser pour préparer des paniers. Les consommateurs pourront trouver une diversité de produits de qualité dans les différents départements avec la possibilité de livraison à domicile », indique le communiqué. Le Modef estime en effet que « les grands gagnants de ce confinement vont être l’industrie agroalimentaire et la grande distribution, au détriment des exploitants familiaux ». Or, les petits producteurs qui vendent en direct représentent « plus de 10% du marché de l’alimentation en France », assure le Modef, rappelant que des protocoles « très stricts » ont été mis en place pour enrayer la diffusion du virus.

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Dans un souci de lutte contre les « distorsions de concurrence »