La modernisation, la simplification et l’avenir de la Pac seront, selon le programme semestriel établi par le Conseil de l’UE, à l’ordre du jour des réunions des ministres de l’agriculture prévues le 17 juillet et le 11 décembre sous la présidence de l’Estonie, ainsi que lors de leur rencontre informelle des 4 et 5 septembre à Tallin. Les Vingt-huit devraient aussi faire le 9 octobre le point des négociations inter-institutionnelles sur le règlement omnibus.
Le Conseil agricole de l’UE aura le 17 juillet un échange de vues sur les résultats de la consultation publique sur la modernisation et la simplification de la Pac, objet d’une conférence organisée le 7 juillet à Bruxelles, ainsi que sur la mise en œuvre de ses conclusions de mai 2015 concernant la simplification de la réglementation (1).
Priorité du ministre estonien des affaires rurales, Tarmo Tamm, qui assure la présidence du Conseil pour le deuxième semestre de cette année (2), l’avenir de la Pac sera, sous l’angle de la gestion des risques, le thème de la réunion informelle des Vingt-huit les 4 et 5 septembre à Tallin. Il devrait être aussi à l’ordre du jour de la session prévue le 11 décembre, avec la présentation de la communication de la Commission européenne sur l’après 2020, du moins si celle-ci parvient à l’adopter en novembre malgré les inconnues financières (3).
De plus, le 9 octobre (à Luxembourg), les Vingt-huit devraient faire le point sur les négociations entamées le 5 juillet avec le Parlement européen et la Commission de Bruxelles (« trilogues ») sur le règlement omnibus et les modifications qu’il pourrait apporter aux règles actuelles (4). Des négociations que la présidence espère pouvoir boucler fin octobre.
Négociations commerciales, marché, chaîne alimentaire
Le 17 juillet, les ministres doivent également débattre des questions commerciales internationales (5) – qu’ils aborderont aussi le 6 novembre – du nouveau plan d’action contre l’antibiorésistance (6), de l’étiquetage de vins croates avec le nom de la variété à raisins de cuve « Teran », AOP slovène (7), et des conclusions d’un symposium sur « L’avenir de l’alimentation dans l’UE » qui s’est tenu le 27 juin à Bruxelles.
La situation du marché sera un autre point à l’ordre du jour du Conseil du 9 octobre, de même que les implications pour la Pac de la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour le développement durable.
Le 6 novembre, les ministres devraient faire le point sur la mise en œuvre de leurs conclusions de décembre dernier sur l’amélioration de la position des producteurs dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire et la lutte contre les pratiques commerciales abusives (8). Également au programme prévisionnel de cette réunion : la gestion durable du sol, thème d’une conférence sur ce thème prévue du 4 au 6 octobre à Tallinn.
Médicaments vétérinaires, spiritueux… et bio
Enfin, la présidence estonienne espère que le Conseil sera en mesure d’adopter le 11 décembre des mandats pour les négociations avec le Parlement européen sur les médicaments vétérinaires et aliments médicamenteux pour animaux ainsi que sur la définition, la présentation, l’étiquetage des boissons spiritueuses et la protection des indications géographiques dans ce secteur.
De leur côté, les experts nationaux du Comité spécial agricole (CSA), qui préparent les travaux du Conseil, se réuniront pour leur part le 10 juillet, en septembre le 4 (à Tallinn) et le 18, en octobre les 2, 23 et 30, en novembre les 20 et 27, en décembre le 4.
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Et il reviendra à la présidence estonienne de finaliser le laborieux compromis inter-institutionnel du 28 juin sur la réglementation de la production biologique (9).
(1) Voir même numéro et n° 3497 du 18/05/15
(2), (4), (6) et (9) Voir n° 3602 du 03/07/17
(3) et (5) Voir même numéro
(7) Voir n° 3580 du 30/01/17
(8) Voir n° 3601 du 26/96/17
32 000 exploitations sur 974 000 ha
L’Estonie compte 1,315 million d’habitants, dont 37 % vivent dans des zones rurales. Elle s’étend sur 45 339 km2, dont 51 % couverts de forêts, 25 % de tourbières et 21 % de terres arables, et compte 1 521 îles et presque autant de lacs.
Le pays abrite quelque 32 000 exploitations sur 974 000 hectares (dont 16 % cultivés en bio), leur taille moyenne étant d’environ 50 ha.
Les principaux secteurs, en valeur, sont le lait (31 % du total), les céréales (22 %) et le porc (11 %).