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Trois questions à Michel Métais, directeur général de la Ligue pour la protection des oiseaux Constituer un réseau d’agriculteurs pour l’amélioration de la biodiversité

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La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) a organisé le 21 octobre un colloque intitulé « L’environnement, un atout pour l’agriculteur ». La LPO propose de fédérer autour d’elle un réseau d’agriculteurs qui auraient pour mission de réfléchir aux pratiques agricoles favorisant la biodiversité de la faune et de la flore, dans le cadre du plan d’action Agriculture et biodiversité. Un arrêté de subvention à la LPO par le ministère de l’Agriculture a été déposé. Michel Métais, directeur général de la LPO, explique l’objectif d’un tel réseau.

Avec qui allez-vous travailler pour constituer votre réseau d’agriculteurs ?

Nous avons sollicité la fédération de l’agriculture biologique (Fnab), le réseau « Agriculture durable » et le réseau Farre en agriculture raisonnée. Nous voulons faire travailler ces structures ensemble, autour de l’amélioration de la biodiversité. Notre programme est fondé sur 150 exploitations en France, un tiers pour chaque structure. Notre objectif est de constituer un réseau de 10 agriculteurs dans 15 départements.

Comment allez-vous travailler ?

Nous voulons définir un plan de gestion de l’exploitation pour améliorer la biodiversité, en jouant à la fois sur les éléments fixes du paysages et sur les techniques culturales. Il s’agit en fait de mettre en avant des mesures relativement simples et de quantifier leurs effets pendant trois ans, sur la période 2005-2008. Par exemple, quel est l’effet sur la biodiversité de la mise en place d’une jachère faune sauvage par rapport à une jachère industrielle ?

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Pourquoi avez-vous décidé de travailler en collaboration étroite avec les agriculteurs ?

L’agriculture occupe la majeure partie des paysages en France. Il nous semble très important de trouver des alliés dans le monde agricole pour travailler sur ce thème de la biodiversité. Car sinon, on n’arrivera jamais à obtenir des améliorations. Notre objectif est de rassembler toutes les expériences intéressantes que les agriculteurs ont pu mettre en place chacun de leur côté. Quant aux trois réseaux, ils ne représentent pas plus de 10 % des agriculteurs à eux trois. Ils ont tout intérêt à se fédérer autour de ce thème.