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Contamination : des incertitudes qui perdurent avec les secrets de fabrication

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« Il existe énormément de données en matière de pesticides – nous avons recueilli depuis mars plus de 700 pages d’informations – et pourtant, les incertitudes sont toujours aussi grandes. Comment l’expliquer ? », se sont interrogés les sénateurs de la mission d’information commune sur les pesticides réunis le 24 juillet, lors d’une table ronde en présence de plusieurs scientifiques. Pour Robert Baan, chercheur en toxicologie génétique et directeur adjoint de la section monographie du Centre international de recherche sur le cancer (Circ), ça ne fait aucun doute : « Il y a des données, mais beaucoup ne sont pas accessibles. Il existe des rapports confidentiels qu’on ne peut pas utiliser. Cela relève du secret de fabrication détenu par les industriels ». C’est pour cette raison qu’Annie Thébaud-Monny, directrice de recherche à l’Inserm, a proposé lors de son audition une inversion de la charge de la preuve : « Puisqu’ils sont les seuls à avoir toutes les données, pourquoi on n’inverse pas la charge de la preuve en demandant aux industriels de prouver qu’ils sont sûrs qu’il n’y aura pas de problème a posteriori ? Et d’en faire la condition pour obtenir l’autorisation de mise sur le marché ? ». La limite, et non des moindres, est qu’aujourd’hui les tests des produits agrochimiques sur les hommes ne sont pas autorisés.

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