L’Union des grossistes en fruits et légumes (UNCGFL) est amère, à la suite de la réunion de la filière autour du ministre de l’Agriculture, car son projet de guide des bonnes pratiques, sur lequel elle a travaillé pendant des mois, avant septembre 2010, n’a pas été pris en compte. Du coup, « on s’étonne que le système ne marche pas, et on nous dit, “vous n’avez qu’à vous entendre” », s’est exclamé, à chaud, Bernard Piton, président de l’union des grossistes.
Pour lui le schéma actuel proposé par le décret du 30 décembre 2010 sur la contractualisation est « conçu pour des acheteurs comme ceux de la grande distribution, qui peuvent faire de la programmation d’achats sur plusieurs mois ». « Le décret est fait pour des produits industriels, mais pas pour des produits périssables », explique-t-il. Quand les produits arrivent à maturité, ils ne peuvent être stockés, « ils sont poussés vers la sortie », c’est-à-dire vers le consommateur final.
« Le seul segment de marché qui est en croissance, c’est celui des collectivités et de la restauration ». Or « seuls les grossistes sont capables de desservir un marché » à la fois aussi massif et pour des attentes aussi précises, s’est-il insurgé.
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