Des centaines d'agriculteurs sont descendus le 14 février avec leurs tracteurs dans les rues de Toulouse, à l'appel de la FRSEA et des JA, et ont déversé du fumier devant la préfecture pour faire sentir leur colère devant les contraintes environnementales sur l'eau. Ils protestaient contre la politique européenne de lutte contre la pollution de l'eau et sa retranscription en France, inadaptées selon eux à la réalité de leur métier. Cette manifestation visait à faire pression sur le préfet, avant l'adoption d'un programme régional de lutte contre la pollution de l'eau par les nitrates d'origine agricole. Ces mesures doivent concerner un tiers des exploitations de Midi-Pyrénées, soit plus de 15 000. Elles visent notamment les épandages de fertilisants azotés aux périodes à risque de fuite de nitrates vers les eaux et l'instauration de couverts végétaux sur les sols laissés à nu entre deux cultures. La FRSEA conteste notamment l'interdiction d'épandre des fertilisants sur les pentes de plus de 15 %. Pour elle, toute parcelle doit être fertilisable. « Sur mon exploitation, je n'ai que des pentes supérieures à 20 % et je ne pourrai plus travailler parce qu'on va nous interdire d'épandre tout engrais chimique et organique, y compris les fumiers et lisiers », s'est ému Jean-Luc Albinet, 45 ans, éleveur à Rullac-Saint-Cirq (Aveyron), présent dans la manifestation. « Je fais du lait de brebis pour le roquefort. Si ça continue, je vais venir faire paître mes 250 brebis sur les pelouses de Toulouse », a-t-il dit.
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