Parmi la « série de mesures fortes » pour l’agriculture présentée en conférence de presse le 9 janvier, puis dans un communiqué le lendemain, le gouvernement promet de créer « une brigade spéciale pérenne » pour contrôler les denrées importées. « Ces contrôles renforcés seront menés dans les ports, les aéroports, et plus largement partout sur le territoire », détaille le communiqué. En séance de questions au gouvernement à l’Assemblée, le 14 janvier, la ministre a précisé que la brigade de contrôle « interviendra à la fois sur les importations venant des ports du nord de l’Europe et puis sur l’ensemble du territoire national ».
Interrogé par Agra Presse, l’entourage de la ministre a indiqué que la création de cette brigade renvoie au plan de renforcement des contrôles sanitaires et phytosanitaires aux frontières présenté par la Commission européenne le 9 décembre. Bruxelles s’est engagée notamment à augmenter de 33 % les audits des postes de contrôle frontaliers européens, de 50 % le nombre d’audits réalisés dans les pays tiers au cours des deux prochaines années, tout en renforçant la surveillance des produits et des pays non conformes. Au moins dix personnes seront recrutées dans les principaux ports de l’UE. La Commission a assuré qu’elle prendrait sa part à l’effort, même si la charge reposera principalement sur les épaules des États membres.
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La « brigade » française sera donc créée dans ce cadre. « Ce sont des redéploiements de personnels du ministère de l’Agriculture, donc pas de nouveau budget pour cela », a précisé le cabinet d’Annie Genevard. Cette dernière a précisé devant les députés que « c’est plusieurs dizaines de personnes qui seront chargées d’effectuer ces contrôles ».
LM