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« Au total ce soir 28 février, il y aura 40 prélèvements qui auront été effectués sur des échantillons des filières d’approvisionnement en viande n’impliquant plus uniquement les sociétés Comigel et Spanghero qui ont fait l’objet de 29 prélèvements jusqu’alors» a déclaré le 26 février, le ministre de la Consommation, Benoît Hamon lors de la présentation du bilan de l'action de la DGCCRF en 2012. Il s’agit de mesurer s’il y a davantage de plats et d'entreprises incriminées que ce qui a été révélé jusqu'à présent, a déclaré le ministre. Les analyses sont en cours et permettront de révéler l'étendue de la fraude, a-t-il ajouté, sans donner les noms des sociétés dans lesquelles ces analyses étaient effectuées « afin de ne pas fragiliser à tort certaines filières ». Celles-ci se poursuivent sous la responsabilité du Parquet et de la gendarmerie, a précisé le ministre et viendront compléter les contrôles effectués par la DGCCRF dans 3 986 établissements en une semaine pour vérifier la réalité des retraits effectués dans la distribution. Interrogé sur le faible nombre de tests ADN effectué, il a expliqué qu’un test ADN coutait 100 à 120 € par test effectué sur un lot de viande de 25 kilos coûtant 200 €, ce qui ne permet pas de réaliser des tests aléatoires mais uniquement dans le cadre d’enquêtes plus poussées.
Il a également souhaité que cette crise soit l’occasion pour la France de revoir sa législation en matière de renforcement des sanctions pour les contrevenants. « Aujourd'hui, si vous volez une barquette de surgelés dans une grande surface, vous encourrez trois ans de prison et 45 000 euros d'amendes alors que lorsque vous pratiquez une fraude économique sur plusieurs centaines de tonnes de viande, vous ne risquez que 37 500 euros d'amende si vous êtes une personne physique et 187.000 euros pour une personne morale. Ce n'est pas très dissuasif », a souligné le ministre. Il souhaite que les sanctions visant les fraudeurs passent ainsi à 300 000 euros pour les personnes physiques et 1,5 million pour les personnes morales. « Elles pourraient aussi être étendues à 10% du chiffres d'affaires de l'entreprise concernée, qui pourrait également être punie d'une interdiction d'exercer une activité commerciale dans les domaines sur lesquels la fraude a porté, voire au-delà », a ajouté Benoît Hamon.
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