À la veille des débats portant sur le projet de loi « infrastructures et services de transports », qui sera examiné au Sénat, Coop de France a déposé trois amendements auprès des sénateurs et les appelle à modifier le projet de loi sur l’écotaxe poids lourd. Les coopératives dénoncent les « incohérences » de ce projet de loi « entre ses objectifs écologiques et ses effets économiques pénalisants pour la compétitivité des entreprises ancrées dans les territoires». Coop de France demande notamment que la spécificité des trajets de courte distance soit prise en compte et exemptés de cette taxation, afin « d’éviter que l’Eco taxe ne porte atteinte à l’aménagement du territoire avec des conséquences graves en termes d’emplois et de maintien d’activité agricole et alimentaire répartis sur l’ensemble de nos régions ». Coop de France fait en effet remarquer que le dispositif, voté dans son principe en 2009, vise à taxer l’usage du réseau routier secondaire afin d’inciter l’utilisation du transport ferroviaire ou fluvial. Or les coopératives, pour assurer leurs trajets de collecte et de livraison, doivent nécessairement emprunter les routes du réseau secondaire sur lesquelles elles ne disposent pas d’alternative de mode de transport, ce qui les pénaliserait. Coop de France a fédéré autour de cette demande l’Ania et la FNSEA.
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