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Filières animales/Négociations Coop de France réclame des négociations immédiates sur la revalorisation des prix

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« Les industriels, après les distributeurs, refusent de prendre en considération la flambée des prix des céréales et des protéines. La situation pourrait devenir explosive dans les jours qui viennent », avertit Michel Prugue, trésorier de Coop de France, qui attend que le ministre de l’Agriculture se saisisse de ce dossier immédiatement, et non fin octobre ou en novembre comme il l’a laissé entendre. C’est en effet le calendrier qu’a envisagé Stéphane Le Foll, à l’issue de la présentation en conseil des ministres le 12 septembre, de son plan d’action face à la hausse des céréales. Il entend organiser une table ronde réunissant producteurs, transformateurs, distributeurs et banquiers, dans les filières concernées. « Il faut accélérer car il y a urgence », estime Michel Prugue pour qui « les systèmes de lissage des variations de prix mis en place autrefois ne marchent plus compte tenu de l’ampleur et de la brutalité des variations ». Les agriculteurs en amont veulent bien jouer la solidarité mais il faut que tout le monde joue le jeu, notamment la distribution et le consommateur, ajoute-t-il. Le marché est capable d’accepter des hausses, selon lui, encore faut-il définir comment on les gère ainsi que leur étalement dans le temps. « On ne peut plus seulement dire qu’il faut faire jouer la solidarité entre éleveurs et céréaliers, il faut faire agir la solidarité de toute la filière ». Un discours qui rejoint celui de la FNSEA. Celle-ci avait organisé sa propre table ronde le 10 septembre entre les signataires des accords du 3 mai 2011. Le syndicat a expliqué à la distribution qu’il ne fallait pas subordonner l’ouverture de négociations commerciales prévue par ces accords à la finalisation définitive d’une contractualisation en amont de la chaîne (céréaliers et éleveurs). Celle-ci se met en place, a justifié Henri Brichart, vice-président de la FNSEA, « mais elle ne pourra se matérialiser définitivement que si les éleveurs ont la garantie que cela ira jusqu’au bout de la chaîne ».

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