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« Des secteurs sont en crise et je me félicite de ce que Guillaume Garot vienne appuyer Stéphane Le Foll pour qu'ensemble, nous puissions nous réunir avant l'été, filière par filière, comme cela a déjà été programmé », a indiqué dans un communiqué Philippe Mangin, président de Coop de France, le 22 juin. Pour Coop de France, cette nomination traduit bien l'intérêt porté par le nouveau gouvernement au secteur stratégique de l'agroalimentaire. « Que ce soit en matière d'emploi ou de balance commerciale, et les coopératives y jouent un rôle prépondérant », indique le communiqué. Philippe Mangin nous a confié se réjouir de la création d’un ministère délégué car cela implique que le ministre sera appuyé par une équipe de conseillers à part entière et ne sera donc pas seul. Prudent, le président de Coop de France attend toutefois de mieux savoir quels moyens budgétaires seront alloués à cette équipe, ce qui donnera la mesure réelle de l’importance que la nouvelle équipe gouvernementale entend donner à l’agroalimentaire. Il attend de Stephane Le Foll et Guillaume Garot « une nouvelle impulsion », notamment pour « jouer la carte de l’accompagnement et la médiation » dans la restructuration des industries agroalimentaires dont celles des coopératives. Cela doit aller de pair avec des financements pour accompagner cette dynamique, en particulier en s’appuyant sur le CIRI, comme le font nos concurrents européens. L’enjeu du regroupement des coopératives et la formation d’alliances est un défi majeur, dont sont conscients leurs dirigeants, estime Philippe Mangin. Cela nécessite une approche sociale et politique prudente, car le sujet est sensible », mais « l’avenir est dans la conquête des marchés extérieurs ».
Interrogé sur les dossiers d’actualité que le nouvel exécutif aura à traiter, Philippe Mangin estime que dans l’affaire de l’entreprise Doux, il faut trouver une solution qui ne soit pas une « mesure d’opportunisme » mais qui prenne en compte l’ensemble de la filière préservant à la fois les éleveurs et un maximum des emplois industriels. Il affiche sa confiance dans les banques comme le Crédit Agricole ou le Crédit Mutuel ou organismes financiers tels Sofiprotéol ou Unigrains pour participer à des solutions collectives. Pour lui, il est également indispensable de préserver les exportations des produits frais et défendre le mécanisme des restitutions en faisant valoir que seule l’Europe a toujours tenu ses engagements vis-à-vis des accords dits de Doha, dans le cadre de l’OMC. On ne saurait lui faire grief de ces aides à l’exportation de poulets. Pour lui, « Doux reste et doit rester un acteur majeur de la filière ».
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