Pour éviter les blocages liés à la multiplication des certifications environnementales en Europe, Coop de France travaille à la mise en place d’une norme européenne, qui serait une sorte de passerelle entre les différentes démarches. Le projet sera examiné en 2005 par les Etats membres et pourrait donner aboutir d’ici 2007.
A l’issue d’un colloque présentant l’évolution et l’avenir de la norme Agri Confiance, Etienne Réchard, directeur du département entreprise de Coop de France, a présenté le projet de normalisation européenne. Porté par les entreprises de Coop de France, en partenariat avec le Copa/Cogeca, ce projet vise à établir un socle commun aux différentes démarches européennes. « La multiplication des démarches finit par être contre-productive, explique-t-il. Tous les matins, quelqu’un se lève pour inventer un nouveau référentiel. Ce n’est plus possible ». Le postulat de départ était que les différentes démarches comportaient de nombreux points communs.
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80% de points communs entre les différentes démarches
Ce qui fut vérifié après analyse des différents référentiels. « Ce que nous voulons, c’est construire une sorte de passerelle entre les différentes démarches, sachant que nous recherchons tous plus ou moins la même chose», constate M. Réchard, qui estime que les différentes démarches ont « 80% de points communs » entre elles. Cette norme européenne ne viserait pas à se substituer à toutes les démarches, mais à constituer une sorte de socle commun, qui « permettrait à chacun des pays de capitaliser sur ce qu’il a déjà fait ». La norme fonctionnerait sur le mode d’un « système de management qualité », par nature évolutif, et non pas comme un référentiel, plus rigide. Il serait bien sûr applicable aux exploitations mais ne servirait pas à remplir les critères de l’éco-conditionnalité. « L’éco-conditionnalité se base sur le respect de la réglementation. Un système de management qualité vise à aller au delà», précise M. Réchard. Le projet sera présenté aux différents Etats membres courant 2005, qui feront part de leurs remarques. On s’attend à ce que les pays du Nord, notamment, fassent part de leur exigences en terme de bien être animal. « Ce sera très long à mettre en œuvre, car il y a 28 pays dans le projet», explique-t-il. Il espère que le projet aboutira en 2007. « C’est un objectif raisonnable, sachant qu’il y a des délais incompressibles liés au processus normatif, un peu lourd ».