Abonné

Formation des salariés Coopératives et entreprises alimentaires mutualisent les fonds destinés à la formation

- - 3 min

La fédération des coopératives agricoles Coop de France et les branches des industries alimentaires du secteur privé ont signé le 12 juillet l’accord constitutif d’un OPCA commun (organisme de collecte de fonds) pour la formation des salariés. Cet organisme gèrera la formation de 460 000 salariés, dont 160 000 travaillant dans les coopératives.

Opcalim est le nouvel OPCA (Organisme paritaire collecteur agréé par l’État pour les fonds de formation) de la coopération agricole et des industries alimentaires. Il remplacera au 1er janvier 2012 les deux OPCA actuels : Agefaforia et OPCA2. L’acte fondateur d’Opcalim a été signé le 12 juillet par Coop de France et par les différentes branches des industries alimentaires.
Cet OPCA commun avec les industries alimentaires du secteur privé représentera 12 000 entreprises (dont 5 300 coopératives), 460 000 salariés, dont 160 000 travaillant dans les coopératives, et 192 millions d’euros de collecte pour la formation.

Développer la formation en alternance
Parmi ses missions, Opcalim devra « développer la formation en alternance, notamment les contrats de professionnalisation », et « adapter des réponses aux besoins de formation des entreprises et des salariés, branches et interbranches ». Il devra « mieux répondre » aux enjeux liés à l’emploi et à la formation des entreprises coopératives et privées de l’agroalimentaire, indique Coop de France dans un communiqué publié le 13 juillet.
Une conséquence prévisible de cette fusion des deux OPCA est d’affirmer davantage les spécificités de métiers : « Entre la coopération laitière et l’industrie laitière, les questions d’emplois sont proches. On mettra au second plan le caractère coopératif ou industriel, pour faire prévaloir l’identité du métier du lait. De même il pourrait exister des politiques communes de formation des salariés dans le secteur des viandes », commente Émmanuel Paris, directeur des affaires sociales de Coop de France.
De même, l’étendue plus large du nouvel OPCA rendra possible de nouveaux découpages, plus transversaux et moins marqués par les filières : entre un technicien conseil en élevage et un technicien conseil en grandes cultures, c’est le métier de technicien conseil qui caractérise le plus l’activité du salarié. Il pourra en découler plus de mobilité professionnelle entre les filières, a précisé Émmanuel Paris.
L’accord a été signé entre Gilbert Keromnès, président de la commission « ressources humaines » de Coop de France, des représentants des fédérations de l’industrie alimentaire et des syndicats de salariés, en présence de Xavier Bertrand, ministre du Travail, et de Nadine Morano, ministre chargé de l’Apprentissage et de la Formation professionnelle.
On notera que ce sont les fédérations de l’industrie alimentaire composant l’Ania (Association nationale des industries alimentaires), et non cette dernière, qui ont participé à la signature de l’accord constitutif d’Opcalim.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.