La CFDT a réclamé le 10 avril 1,4 million d’euros à la Cooperl, accusée par le syndicat de pratiquer un harcèlement moral institutionnel. Devant le conseil des prud’hommes de Saint-Brieuc, Jean-Paul Leclère, défenseur syndical de la CFDT, a accusé la coopérative bretonne, qui a réalisé plus de 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024, de privilégier « les performances économiques à la santé des salariés ». Il a cité en exemple l’indice de fréquence des maladies professionnelles à la Cooperl, qui serait six fois plus élevé que la moyenne nationale. En 2023, cela aurait provoqué 17 239 jours d’arrêt dus à la surmaladie d’origine professionnelle, pour un coût salarial annuel d’environ 2,5 millions d’euros, pris en charge essentiellement par l’assurance maladie, selon les conclusions de la CFDT. Le syndicat a réclamé 1,4 million d’euros d’indemnités pour la mise en place de ce « système managérial […] attentatoire à la santé et à la dignité de ses salariés ». M. Leclère a, en outre, demandé l’annulation du licenciement pour faute grave du salarié d’un abattoir, qui avait refusé d’occuper un poste réservé aux gauchers. Atteint d’un trouble musculosquelettique, ce salarié, qui cumulait 26 ans d’ancienneté, a par la suite été reconnu en accident de travail. (AFP)
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