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Porcs Cooperl Arc Atlantique devient acteur majeur de la salaison-charcuterie

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Cooperl Arc Atlantique a officiellement repris à Unicopa sa branche salaison (Brocéliande), vendredi 4 décembre. Jusqu’à présent petit opérateur de la charcuterie, le leader français de la production et de l’abattage de porcs (1,7 milliard d’euros de ventes, 320 000 t de viande) devient, avec Brocéliande ALH, un gros producteur dans ce domaine : 74 000 t de produits, 6 usines, 1 350 salariés et 300 millions d’euros de chiffre d’affaires.

La prise de contrôle total de Brocéliande ALH (groupe Unicopa) par Cooperl Arc Atlantique (Lamballe, Côtes d’Armor), annoncée vendredi 4 décembre, renforce clairement la puissance de ce dernier. Et donne une idée précise de l’endroit où se trouve la valeur ajoutée dans la filière porcine. Brocéliande, c’est 51 000 t de produits, essentiellement du cuit (jambons et rôtis) fabriqués dans quatre usines pour les marques de distributeurs en libre-service, c’est-à-dire le cœur du marché (230 millions de ventes). Déjà premier producteur de porcs de France (6 millions de têtes produites dans 2200 élevages), gros fabricant d’aliments du bétail, numéro 4 de l’industrie européenne de la viande de porcs (320 000 tonnes et 1,7 milliard de ventes), mais petit producteur en salaisons, Cooperl Arc Atlantique va devenir un opérateur de premier plan de ce secteur. Sa branche charcuterie pèse désormais 74 000 t (300 millions d’euros de chiffre d’affaires) issues de six usines employant 1350 salariés. Ce qui le place n°1 ex-aequo, avec Aoste sur le marché des produits emballés pour les MDD (marques de distributeurs).
Cooperl devra d’abord remettre Brocéliande sur la voie du profit, après des exercices 2007 et 2008 dans le rouge, pour 1 puis 4 millions d’euros. Cooperl Arc Atlantique ne dit rien encore sur la méthode qu’il compte employer. Le groupe préfère insister sur l’avantage de garantir une filière totalement intégrée, de la génétique animale à la tranche de jambon. Et souligne qu’une politique forte en matière d’innovations sera nécessaire, pour compenser la distorsion de concurrence sur le coût de main-d’œuvre dont bénéficient les abatteurs allemands.

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