Alors que la sécurité alimentaire est annoncée par le document de la Commission européenne comme un défi majeur, « les options envisagées ne résoudront en rien l’échec unanimement reconnu d’une PAC qui ne respecte plus les objectifs des traités de Rome et de Lisbonne », condamne la Coordination rurale dans un communiqué. « Ces propositions (…) sont bien dans la continuité de la réforme de 1992 », souligne-t-elle. Le scénario « moyen », donc privilégié, propose « une Pac axée sur une surenchère environnementale ». Il punira ceux qui ne pourront y faire face, en réduisant leurs aides. » Les autres verront certes « l’aumône de l’Europe augmenter, mais sans pouvoir compter couvrir leurs coûts de revient, puisqu’aucune régulation des productions et des marchés ne viendra les protéger de la concurrence du marché mondial », dénonce le syndicat. Ces scénarii ont « en commun d’hypothéquer le potentiel de production agricole européen, de poursuivre l’humiliation des agriculteurs, d’accroître le déficit camouflé de la production agricole européenne, doncsa dépendance alimentaire, et de léser les intérêts des consommateurs ». Alors que la France vient de parvenir à inscrire à l’ordre du jour des discussions du G20, « à l’impérative résolution du problème de la volatilité des prix des matières premières agricoles, la Commission ne propose que des abandons supplémentaires de moyens de régulation ».
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