Les ports de Paris Seine Normandie (Haropa), partenaires fondateurs de Solutions Cop21, ont mis à l’honneur le 10 novembre Socomac (Soufflet) et Sénalia, lesquels figurent parmi vingt et un projets environnementaux de leurs partenaires.
« Socomac a augmenté la part de ses transports fluviaux, qui en quatre ans est passée de 36 % à 50 % en 2014 », selon le dossier de presse, avec à la clé « une économie de 1,3 million de kg équivalent CO2 ». La filiale de Soufflet, gestionnaire de la réception et de l’export de grains sur le port de Rouen, vient d’investir plus d’un million d’euros dans le déchargement des péniches, afin d’accroître de 25 % ses capacités et d’accueillir de nouveaux convois. Résultat, sa part de transports fluviaux grimpe désormais à 60 %.
« On a mis en place une nouvelle machine qui nous permet de décharger trois fois plus vite qu’avant », explique le directeur Frédéric Monchablon dans une vidéo. « Nous déchargeons le maximum de marchandises en transbordement direct, de la barge directement dans le navire, avec un gain important d’énergie. » Une péniche de 1 000 tonnes équivaut à 35 camions en moins sur les routes, met en avant Socomac. Sur un trajet entre Paris et Rouen, c’est 20 % d’économie de carburant et autant en équivalent CO2, d’après ses calculs.
Report modal
Sénalia, associée à Ecorail (SNCF), a misé sur le transport de céréales par voie ferrée, dont la proportion est passée de 7 à 12 % entre 2013-14 et 2014-15. Un développement du rail qui « a permis d’économiser plus de 3 330 tonnes de CO2 en une année », d’après Haropa.
Ce projet Nord Seine associe les trois coopératives Acolyance, Valfrance et Vivescia. Objectif : organiser le transport par voie ferroviaire de 160 000 tonnes de céréales à destination du port de Rouen, les navettes partant du nord et du sud de la région parisienne et jusqu’à la région Champagne-Ardenne. Un chiffre largement dépassé puisque 200 000 tonnes ont été atteintes dès la première année, puis 400 000 tonnes. « Avant, 80 % de l’approvisionnement de nos silos du port de Rouen étaient réalisés par camion, a souligné en conférence de presse Gilles Kindelberger, directeur de Sénalia. Le transport routier est aujourd’hui tombé à 64 %. »
2,8 millions d’euros ont par ailleurs été investis il y a un an dans le déchargement des péniches. Sénalia dispose désormais d’une navette fluviale, mise en place en avril et juillet derniers.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Une péniche de 1 000 t, c’est 35 camions en moins sur les routes
« Aujourd’hui, le développement du train et de la péniche nous permet de baisser la part des camions, et de les transférer sur la voie ferrée ou fluviale », explique dans une vidéo Alain Charvillat, directeur Céréales Export. Un report modal qui permet au spécialiste de la manutention et du stockage de céréales, sucre, cacao sur le port de Rouen de viser 20 % de transport par rail dans les années à venir.