Alors que se prépare la COP21 à Paris, un think-tank britannique ayant pignon sur rue, Chatham House, incite les gouvernements du monde entier à lancer des politiques de baisse de la consommation de viande. Dans un rapport paru le 24 novembre intitulé « Changer le climat, changer de régime, une voie vers une plus faible consommation de viande », les Britanniques jugent que le marché n’est pas capable de réduire de lui-même la consommation de viande dans le monde et que les opinions publiques attendent des gouvernements qu’ils prennent des initiatives en la matière. Pour Chatham House, les gouvernements « surestiment le risque de contrecoups » de telles mesures : les interventions « douces visant à éveiller la consommation […] sont bien reçues », mais « des mesures plus interventionnistes », également, expliquent les auteurs. Des mesures « comme la taxation peuvent provoquer des résistances, mais de courte durée si le public comprend la justification de la politique », estime Chatham House. L’un des freins principaux à la mise en place de ces politiques est la complexité du problème, estime le think tank. En effet, le rapport entre viande et émissions de gaz à effets de serre varie en fonction des animaux, des systèmes de production et… des méthodes de calcul de cycles de vie, constatent-ils. Ce qui est bon pour l’environnement ne l’est pas toujours pour les animaux. Le risque de confusion est élevé, estiment les Britanniques, et les gouvernements doivent pour le surmonter, construire des messages simples, adaptés à leur pays, et de manière collective, afin d’assurer leur légitimité dans un problème que certains jugent souvent « idéologique ».
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