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Fusion/Coopérative Coralis choisit Agrial/Eurial

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Coralis a choisi de s’adosser à Agrial/Eurial plutôt qu’à Sodiaal ou Laïta. L’opération, qui renforce un grand pôle coopératif laitier du grand Ouest, implique que le nouvel ensemble travaille main dans la main avec Sodiaal (majoritaire dans Orlait) sur le lait de consommation.
Le sort de Coralis est fixé. La coopérative d’Ile et Vilaine (à Cesson Sévigné) a choisi le projet d’Agrial/Eurial, préféré aux propositions de Sodiaal et Laïta. Sur les 2000 coopérateurs que compte Coralis, 700 sont des producteurs de lait. Le dossier dépassait donc une simple équation laitière.
Coralis (350 millions d’euros de chiffre d’affaires), collecte près de 300 millions de litres de lait, dont la moitié n’a plus de débouché suite notamment à la dénonciation de l’accord de livraison pour Entremont. Après le refus des coopérateurs de s’allier à Bongrain, il était urgent de trouver un autre groupe auquel s’adosser. Agrial/Eurial collecte 2 milliards de litres de lait, auprès de 5 200 exploitations laitières.
 
Laïta cherchera-t-elle à s’allier à une autre coopérative ?
Cette opération ouvre la voie à de nombreux chantiers au sein d’un paysage coopératif en pleine évolution (fusion de Sodiaal et 3A, projet d’Agrial et Eurial…). Via la fusion avec Coralis, Agrial/Eurial met avec cette opération un pied dans le lait de consommation et dans Orlait, dont Sodiaal est l’actionnaire majoritaire. Les deux groupes vont donc nécessairement travailler ensemble, au moins sur ce segment.
Par ailleurs, le choix est fait de maintenir le site de Cesson Sévigné. Mais à terme, des arbitrages pourraient être nécessaires pour approvisionner Délicelait et le site de mozzarella d’Herbignac (44).
Enfin, les zones géographiques couvertes par Agrial/Eurial et Laïta sont très étroitement imbriquées (Normandie, Pays de la Loire, Bretagne, Poitou-Charentes et région Centre) ; pourquoi ne pas imaginer, à terme, une coopérative qui couvre l’ensemble du grand Ouest ?
 
Fusion programmée pour juin 2014
Concrètement, le projet présenté par Agrial et Eurial donne lieu à des négociations exclusives en vue d’une fusion programmée d’ici à juin 2014. « Il offre les meilleures garanties sur les volumes de la collecte laitière des adhérents de Coralis et sur les niveaux de prix du lait. Il prévoit également le maintien en activité du site de Cesson-Sévigné », indique un communiqué commun qui précise aussi qu’il donne naissance à une « solide organisation coopérative régionale, ancrée principalement dans l’activité laitière, mais aussi autour des productions végétales et animales de la région ». À noter que l’échange de participations de leurs activités laitières prévu dans la première phase du processus de fusion d’Agrial et Eurial est effectif, conformément au calendrier prévu.

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