Pour Corinne Lepage, rapporteur du Parlement européen sur la prise en compte du changement indirect d’affectation des sols (Iluc) dans les émissions de gaz à effet de serre (GES) des biocarburants, le taux d’incorporation de biodiesel dans les carburants devrait être plafonné à 5% (comme le propose la Commission européenne) mais pas celui du bioéthanol. En effet, l’éthanol est responsable de moins d’émissions de GES liées à l’Iluc que le biodiesel. Elle recommande également d’être vigilant sur l’utilisation de la biomasse forestière dans la production de biocarburants avancés.
L’eurodéputé Corinne Lepage (groupe des libéraux démocrates, France) a présenté, le 17 avril, son projet de rapport sur la proposition de la Commission européenne de limiter à 5% les biocarburants de première génération dans les transport afin de prendre en compte les émissions de gaz à effet de serre liées au changement indirect d’affectation de sols (Iluc) (1). Selon elle, ce seuil de 5% ne devrait pas s’appliquer au bioéthanol mais seulement au biodiesel. Elle propose en effet d’intégrer les émissions liées à l’Iluc dans les critères de durabilité des biocarburants. « La science derrière le calcul de l’effet Iluc est en effet assez solide pour être intégrée dans la législation, assure-t-elle. Les incertitudes normales résultant de la modélisation ne sauraient être utilisées comme une excuse pour nier le problème et pour ne pas agir ». La Commission européenne propose pour sa part d’attendre 2021 avant de prendre réellement en compte ces facteurs et demande simplement aux États membres de déclarer leurs émissions dans un premier temps.
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