« La demande de partage de la CVO de la part du président de l’Agence bio est tout à fait incongrue et pose un problème de fond ». Le ton du courrier envoyé à Agra Presse le 16 juin ne laisse aucun doute : les déclarations des représentants de l’Agence bio lors de la présentation des chiffres annuels à Valence ont agacé Interfel, l’interprofession des fruits et légumes. Le président de l’agence, et élu des chambres Loic Guines, avait notamment estimé que la répartition actuelle des contributions volontaires obligatoires (CVO) n’était pas « entendable » face aux besoins de la bio. Malgré l’interview publiée dans notre précédente édition, dans laquelle le président a reconnu des mots « trop forts », l’interprofession ne semble pas avoir décoléré.
Pour Interfel, cette demande d’une révision de la répartition des CVO « comme s’il s’agissait d’une taxe est totalement contraire au droit européen et tout simplement inenvisageable ». D’autre part, elle rappelle que dans les faits, les CVO collectées sont déjà réparties déjà « largement à la hauteur » des 9,5 % de bio de la filière (en valeur). Il s’agit d’opérations de « communication, recherche, et expérimentation, économie & stratégie de filière ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
« Chacun son rôle », martèle Interfel dans son courrier. Comprendre, entre les lignes, que l’Agence bio serait sortie du sien. L’interprofession estime même que la gouvernance de ce groupement d’intérêt public « pose problème ». Car, dénonce Interfel, « son fonctionnement révèle une situation de refus d’intégrer dans celle-ci les différentes filières, alors même que nous contribuons largement au financement de ses actions ».