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Budget 2005 Coupes claires dans les prévisions de dépenses agricoles

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Les ministres des Finances et du Budget de l’UE ont adopté le 16 juillet en première lecture un projet de budget rigoureux pour l’Union en 2005. Celui-ci a été réduit de 4,3 milliards d’euros en crédits de paiements comparé à la proposition initiale de la Commission européenne. Le secteur agricole n’est pas épargné par cette politique d’austérité.

Les ministres des Finances et du Budget de l’Union ont décidé de ramener à 105,2 milliards d’euros le montant des crédits de paiements de l’année prochaine, limitant les dépenses sous le seuil symbolique de 1 % du Revenu national (ou produit intérieur) brut européen. Les crédits de paiements ont été reduits de 4,3 milliards d’euros, soit une hausse de 5,43 % des dépenses par rapport à 2004, mais une baisse de 3,9 % par rapport à la proposition initiale de la Commission (109,5 milliards).

Les crédits d’engagements proposés pour 2005 s’élèvent à 115,9 milliards (en hausse de 4,1 % comparé au budget 2004), alors que la Commission proposait 117,2 milliards d’euros (+5,2% par rapport à 2004).

Un milliard de moins pour le soutien des marchés

Les réductions de crédits de paiements décidées par le Conseil concernent les dépenses agricoles à hauteur de un milliard d’euros. Les montants fixés (42,8 milliards en crédits de paiement pour les dépenses de marché et 6,3 en milliards pour le développement rural) seront révisés lors de l’adoption de la lettre rectificative d’automne qui met à jour les dépenses de la Pac. Le budget doit être adopté en première lecture en octobre au Parlement européen, puis en seconde lecture en décembre.

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Par ailleurs, des coupes sombres de 3 milliards d’euros ont été réalisées dans les crédits de paiements au registre des actions structurelles pour tenir compte des retards prévisibles de programmation. L’enveloppe des fonds structurels est de 32,9 milliards d’euros.

Les dépenses sont inférieures de 3,6 milliards d’euros par rapport aux sommes que l’UE pourrait utiliser, selon les perspectives financières qui avaient été adoptées pour la période 2000-2006.

L’UE doit débattre à l’automne des perspectives financières pour la période 2007-2013 Voir même numéro, qui divisent les Etats entre ceux souhaitant rester au seuil de 1 % des dépenses et ceux soutenant le projet de la Commission de les augmenter à 1,14 % du PIB.