On vit dangereusement et pas seulement au Japon. L’économie mondiale était bien repartie, elle risque à nouveau de trébucher gravement après le séisme qui fait tourner au ralenti la troisième économie du monde. C’est ainsi que l’ont perçu dans l’immédiat « les marchés ». Le vent de panique fait dévisser les places financières et décrocher les prix du pétrole et des denrées agricoles qui étaient en plein envol. Foin des fondamentaux qui les poussent à la hausse, l’anxiété générale pousse les investisseurs à vouloir réduire leur exposition aux risques, quels qu’ils soient. Et à faire comme si la demande devait disparaître de la part du premier importateur de maïs, de troisième consommateur de pétrole et d’un des acheteurs majeurs de blé et de soja. L’excès d’incertitude réveille le principe de précaution à un point qui frise l’exagération. Par contraste, le sang froid l’emporte chez les responsables nippons et chez ceux qui luttent ceux dans les décombres de l’Ile du Soleil Levant. Il est aussi l’apanage des acteurs de l’économie réelle, et plus près de nous des industriels qui tiennent la barre et réussissent à naviguer à vue malgré tout. Ceux de l’agroalimentaire apprennent depuis un moment déjà à supporter la volatilité des matières premières et à déjouer les réflexes du consommateur qui peut redevenir frileux du jour au lendemain. C’est leur courage à eux.
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