Le coût du travail est revenu en force au centre des débats économiques et immanquablement politiques au cours de la semaine écoulée. Le coup d’envoi a été donné dès le 28 octobre dans Le Journal du Dimanche par l’Association française des entreprises privées. Elle réclame « un pacte pour relancer la croissance et l’emploi », dont l’une des trois mesures phares serait un allègement du coût du travail. Un manifeste assez surprenant de la part d’une organisation patronale qui cherche rarement à se mettre en avant et dont le président Pierre Pringuet, directeur général de Pernod Ricard, qui ne passe pas pour un chantre de l’ultra-libéralisme. Le débat a également réapparu en filigrane de la polémique qui se profile sur la TVA dans la restauration. Il est également largement au cœur de la réflexion que les ministres concernés ont lancée sur l’avenir de la filière porcine. Les industriels, tant de l’abattage que de la transformation, ont eu la satisfaction de constater que l’impact des salaires et charges salariales sur la compétitivité française semblait interpeller les Pouvoirs publics. En faisant remarquer que le signal d’alarme est tiré depuis deux ans, sans que la distorsion de concurrence avec nos voisins ne soit réellement prise en compte. « L’ombre de Doux a cependant plané sur la réunion au ministère, faisant craindre de nouvelles pertes d’emploi dans le Grand-Ouest », fait remarquer un participant. Reste aux deux ministres à convaincre leurs homologues en charge des finances publiques de leur prêter une oreille attentive. La réduction des charges patronales ressort pourtant largement encore du tabou. «La lucidité, a insisté François Hollande, c'est de considérer que depuis 10 ans notre compétitivité a décroché» devant un parterre d’entrepreneurs le 25 octobre. A lui de proposer ou pousser des solutions qui fassent consensus.

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