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Confiserie CPK va investir 35 millions d’euros dans les deux prochaines années

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L’actionnaire majoritaire Eurazeo veut faire de CPK, héritier des marques de confiserie de Mondelez, un champion de son secteur. Objectif dans les cinq ans : une croissance organique supérieure à 20% pour les marques et une marge d’Ebitda d’environ 15%.

Eurazeo a annoncé le 2 mai la finalisation de son investissement dans le secteur de la confiserie avec le lancement de CPK, regroupant les marques et les usines françaises de confiserie détenues par l'américain Mondelez. Cette finalisation, annoncée en novembre avec la nomination de l’équipe dirigeante (Agra Alimentation du 24 novembre 2016), fait de CPK, et sa filiale opérationnelle Carambar & Co détenue à 100%, un acteur rassemblant 900 salariés, 5 usines et des marques telles que Carambar, la Pie qui chante, Krema et Poulain.

Pour assurer l’autonomie industrielle de CPK et parvenir à une production 100% made in France, l’entreprise va investir dans les deux prochaines années près de 35 millions d’euros. « La stratégie de CPK repose notamment sur l’augmentation des volumes produits dans les usines grâce à la redynamisation des marques héritage du portefeuille » afin de donner naissance à « un champion de son secteur, ce qui passera par le quasi-triplement des investissements marketing et publicité », explique le communiqué d'Eurazéo.

Les ventes vont progresser fortement. Selon Eurazeo, elles sont actuellement d’environ 250 millions d’euros par an hors activité de sous-traitance pour Mondelez. « A un horizon de 5 ans, l’objectif est de réaliser une croissance organique supérieure à 20% pour les marques du groupe et de générer une marge d’Ebitda d’environ 15%, en ligne avec le secteur », explique Eurazeo.

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CPK évaluée à 157 millions d’euros

Pour permettre notamment de financer son plan de développement industriel, CPK précise qu’il n’a pas de dette financière et que « sa position de trésorerie est de 63 millions d’euros ». Quant à la valeur d’entreprise, elle est de 157 millions d’euros.

Enfin, Eurazeo donne des détails sur la structure du capital de CPK. Le fonds « détient 68% du capital de CPK après syndication à Eurazeo Capital II, soit un investissement de 164 millions d’euros qui permettra de financer à la fois les actifs acquis, les frais de transaction mais également les ressources opérationnelles mobilisées depuis plus d’un an ». Les 32% restant sont détenus par les managers, Pierre Le Tanneur, ancien directeur général de Spotless (Eau Ecarlate, K2r, etc.) qui devient président non-exécutif du conseil de surveillance du groupe CPK, Patrick Mispolet et Matthieu Maillot, respectivement anciens directeur général France-Belgique et directeur financier groupe Orangina-Schweppes, nommés administrateurs indépendants, et le fonds d'investissement Céréa Capital.