Un test grandeur nature. C'est ce que constitue, pour la Pac réformée et en particulier pour la nouvelle organisation commune des marchés (OCM) unique entrée en vigueur en début d'année, l'embargo sur les importations agroalimentaires de l'UE mis en place début août par Moscou, en réponse aux sanctions internationales visant la Russie. Bruxelles va devoir démontrer que le dispositif fonctionne vite et bien. Pour le moment, des mesures d'urgence ont été prises pour les secteurs des pêches et nectarines, des fruits et légumes périssables et du lait. Le secteur porcin, soumis à un embargo de Moscou depuis le mois de janvier suite à la découverte de cas de fièvre porcine africaine au sein de l'UE, est suivi de près et pourrait être le prochain. Sur le plan budgétaire aussi le nouveau système doit faire ses preuves. Financée au moyen d'une baisse des paiements directs, la réserve de crise va être fortement sollicitée, et les services européens vont devoir se montrer imaginatifs pour utiliser au mieux les deniers de la Pac. Enfin, Bruxelles s'est lancé dans un autre exercice novateur : affiner l'argumentation qui permettrait d'attaquer l'embargo russe à l'OMC, alors que Moscou invoque une justification inédite, la « sécurité nationale ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

organisation commune de marché
Suivi
Suivre