Alain Joyandet, secrétaire d’État à la Coopération et à la Francophonie, s’est engagé le 15 avril, avec la Banque africaine de développement (Bad), à créer un Fonds d’investissement pour l’agriculture en Afrique (FIAA). Objectif, réunir à terme 500 millions d’euros pour financer des projets agroindustriels respectant l’agriculture locale.
Associer des fonds publics pour le développement et des fonds privés tels ceux d’Agra Une structure sans aucun rappport avec l’agence Agra, créée en 1948, éditrice du présent bulletin., la structure créée par Kofi Annan avec les subventions de Bill Gates et de la fondation Rockfeller. Tel est le but du Fonds d’investissement pour l’agriculture en Afrique (FIAA) que vient de lancer le secrétaire d’Etat au Développement Alain Joyandet.
Ce fonds réunira, outre la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds international pour le développement de l’agriculture (FIDA) et la fondation de Kofi Annan Alliance pour une révolution verte en Afrique (Agra). Cette structure a d’ores et déjà un montant de 90 millions d’euros et veut collecter, dans un premier temps, 200 millions d’euros. Il vise, à terme, un objectif de 500 millions d’euros. Le principe consiste, non pas à financer directement l’agriculture mais des projets agro-industriels qui sont respectueux de l’agriculture locale. Il ne distribuerait, selon l’entourage d’Alain Joyandet, ni des dons ni des prêts mais participerait au capital d’entreprises locales.
Le CCFD (Comité catholique contre la faim et pour le développement) s’est déclaré cependant déçu, le même jour, par cette création, estimant que : « Loin de profiter aux petits producteurs les plus vulnérables, cette logique privilégie des projets tournés vers l’agroalimentaire ou des monocultures peu pourvoyeuses d’emplois ».
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Partenariat global pour l’agriculture
Selon un document de préparation du secrétariat d’Etat au Développement, « ce projet s’inscrit parfaitement dans la ligne du partenariat global pour l’agriculture lancé par le président de la République au début du mois de juin à Rome, et rejoint les préoccupations des pays africains exprimées notamment lors de la Conférence organisée dans le cadre de la PFUE les 8 et 9 décembre à Paris ».
Force est de constater, remarque ce même document, que très peu de fonds d’investissement ont été consacrés au secteur agricole du continent africain. C’est pourquoi les autorités françaises ont décidé de promouvoir cette structure en mettant à la disposition des autres investisseurs leur connaissance des géographies, des acteurs et des filières.