Jean-Luc Duval, producteur de pommes et vice-président de la coopérative normande Agrial, a annoncé le 26 janvier en présence du ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll la création d’une filière « 100 % pommes de France ». Cette filière représente plus de 1 500 producteurs de pommes, des transformateurs tels Agrial et des conditionneurs comme LSDH.
Les critères de cette filière sont l’ancrage des producteurs dans leur territoire, des pratiques agricoles durables comme la limitation des traitements et le maintien des haies, une transformation implantée en France, des contrats d’achats à long terme auprès des producteurs (15 à 18 ans) et une qualité suivie dans les vergers et améliorée par les travaux de recherche de l’IFPC (Institut français technique du cidre) .Ces acteurs s'identifieront par un logo.
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« Cette démarche entre dans le cadre d’une stratégie que nous avons misesen place, d’abord avec “lait de France”, puis “fruits et légumes de France”, puis la viande fraîche de France et, dernièrement, les produits transformés à base de viande produite dans l’Hexagone. Et bientôt œufs de France », a déclaré Stéphane Le Foll. Le ministre a suggéré qu’avant le Salon de l’agriculture toutes ces filières se retrouvent à l’Élysée…
Les pommes utilisées pour la production du jus sont un assemblage de pommes à cidre et de pommes de table. Un avantage de la transformation de la pomme en jus est qu’une pomme un peu tavelée (piquée par un insecte) est utilisée alors qu’en pomme de table les distributeurs ne veulent pas prendre le risque de les vendre, même si la tavelure ne dégrade que l’aspect visuel. Du coup, les producteurs peuvent faire l’impasse sur un certain nombre de traitements, a fait remarquer Jean-Luc Duval.