Le Conseil de direction de l’Onivins a approuvé le 17 décembre le montant des crédits affectés aux actions de promotion à l’étranger qui s’élèvent à 10,276 millions d’euros. En revanche, la transcription de la directive concernant l’étiquetage n’a pu être examinée.
« Cette ligne budgétaire est en hausse par rapport à 2003 de 276 000 euros, note Jean-Luc Dairien, directeur de l’Onivins. C’est un signe fort que les pouvoirs publics donnent à la profession dans un contexte budgétaire exceptionnel ». Le groupe « promotion » de l’Onivins est à présent chargé de programmer l’utilisation de ces crédits. Il s’est réuni aussitôt pour définir ses priorités et étudier la possibilité d’obtenir des crédits complémentaires de Bruxelles. Le Conseil a appuyé les propositions de Jean-Louis Piton, président du groupe, en faveur d’actions génériques sur les vins français, pour favoriser la conquête de nouveaux consommateurs. Les campagnes génériques déjà entamées, en Allemagne, Angleterre et aux Pays-Bas, seront prolongées. En Asie, le Japon et la Chine resteront des pays cibles. Une action spécifique pourrait être entamée aux Etats-Unis.
Rien de neuf sur l’étiquetage
D’autre part, le conseil de direction de l'Onivins n'a pas examiné la recommandation sur l'étiquetage, au motif que le ministère de l'Agriculture n'avait pas présenté la version finale de son texte. La nouvelle réglementation européenne sur l'étiquetage, en vigueur depuis le 1 er août, doit faire l'objet d'une transposition en droit français avant le 1 er février 2004, date de son application. Mais ce texte ne pourra pas être étudié par le conseil de direction de l'Onivins avant sa prochaine réunion, fin janvier 2004 et le Conseil d'Etat ne pourra rendre un avis avant le 1 er février, a déclaré le 18 décembre Jean-Luc Dairien. Faute d’une réglementation française, c'est la réglémentation communautaire qui s'appliquera au premier février, a rappelé le directeur de l'Onivins.
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Enfin, un groupe de travail a été mis en place pour étudier les propositions du rapport sur la recherche et le développement en viticulture. Pierre Aguilas, secrétaire général de la CNAOC, en a pris la présidence. En toile de fonds : la nécessité d’avancer rapidement sur l’organisation de la recherche afin d’apporter des solutions durables aux problèmes actuels que traverse l’Institut technique de la vigne et du vin (ITV).