Les soutiens publics aux énergies renouvelables ont atteint 120 milliards $ dans le monde en 2013 contre 550 milliards aux énergies fossiles, selon le rapport annuel de l'Agence internationale de l'énergie. La production de biocarburants devrait tripler d'ici 2040. Mais attention, prévient la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, à en faire profiter les pays en développement.
Les aides aux énergies renouvelables ont atteint 120 milliards $ en 2013 (+15% en un an) et devraient atteindre 230 milliards en 2030 avant de retomber à 205 milliards en 2040, selon le rapport annuel de l'Agence internationale de l'énergie publié le 12 novembre. Les soutiens aux énergies fossiles se sont, eux, élevés à 550 milliards $ en 2013 (+ 6 milliards par rapport à 2012). En 2013, environ 70% des aides aux énergies renouvelables ont été accordés par cinq pays : l'Allemagne (22 milliards), les Etats-Unis (15 milliards), l'Italie (14 milliards), l'Espagne (8 milliards) et la Chine (7 milliards). Les énergies renouvelables vont représenter 50% de l'augmentation de la production d'électricité d'ici 2040 pour atteindre 33% de la production (contre 21% aujourd'hui) tandis que l'utilisation des biocarburants devrait tripler – passant de 1,3 million de barils équivalent pétrole par jour en 2013 à 4,6 millions en 2040 – selon le rapport. A cette échéance, les biocarburants représenteront 8% de l'énergie dans le secteur des transports au niveau mondial. Les biocarburants avancés devraient représenter 20% de la production de biocarburants d'ici 2040.
Seconde génération et pays en développement
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Les biocarburants représentent désormais 1% de la consommation mondiale d'énergie, complète un nouveau rapport de la Cnuced (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement) sur l'état du marché mondial des biocarburants publié le 4 novembre.
Mais la Cnuced s'inquiète du fait que les pays en développement risquent de ne pas être gagnants dans l'émergence des biocarburants de seconde génération (produits à partir de bois, de sous-produits agricoles ou de déchets) : « Il faut éviter qu'un fossé technologique se creuse entre la première génération de biocarburants consommatrice de terres et les biocarburants de deuxième génération plus intensifs ». Le rapport souligne également que le coût de la certification de la durabilité doit protéger les petits agriculteurs de charges financières excessives, faute de quoi ils seront exclus de ce marché.